Voyance : une activité assez libre, mais encadrée par la loi

Vous souhaitez ouvrir un cabinet de voyance, car vous avez découvert que vous avez un don en la matière ? C’est possible. Toutefois, pour ne pas faire face à la justice, il est plus judicieux de connaître les différents éléments qui l’encadrent en matière de législation. Vous risquez gros également si vous êtes accusé d’escroquerie.

Voyance : ce que dit la loi

En France, aucune qualification particulière n’est requise pour commencer à fournir des services de voyance. Après l’abrogation de l’article R 347-7 de l’ancien code, toute personne est autorisée à pratiquer la voyance. En général, les praticiens de ce domaine ont un talent naturel qui se transmet d’une génération à l’autre. Il ne s’agit pas d’une forme de traitement médical. C’est pourquoi, si vous avez besoin de soins médicaux urgents, vous ne devez pas compter sur la voyance pour vous aider. Dans un tel cas, il est préférable de se rendre directement aux urgences.

La voyance est certes un don hérité de vos ancêtres, cependant c’est le destin d’innombrables individus qui est en question. Ainsi, si vous manquez d’expérience, elle sera difficile à gérer. C’est l’une des raisons pour lesquelles beaucoup de gens jugent à tort certains praticiens. Il n’est pas nécessaire d’avoir une certification sanctionnée par l’État. Le fait de connaître les arts occultes peut vous aider à débuter dans cette profession. Si vous constatez que votre expérience est encore insuffisante, il est conseillé de demander conseil à des médiums compétents.

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Une activité à déclarer

La loi exige que toute personne exerçant la voyance en tant que profession déclare leur activité aux autorités compétentes. Ceci afin de fournir une couche de protection dans le cas où quelqu’un tenterait de les dénoncer. La création d’une autoentreprise est l’option recommandée pour ceux qui travaillent dans ce domaine.

  • Cependant, de nombreux médiums choisissent de ne pas déclarer leurs activités pour éviter de payer des impôts. Cette pratique est illégale et peut avoir des répercussions. Il est également peu fréquent que les praticiens de la voyance fassent connaître leurs services par le biais des médias.
  • Même si la voyance n’est pas illégale en France, il est tout de même sage d’être en conformité avec la loi. Si les autorités vous surprennent en fournissant des services de voyance sans les documents appropriés, elles ont le pouvoir d’intenter une action en justice contre vous.

Si vous débutez dans le métier de la voyance, l’enregistrement en tant que micro entreprise est indispensable, car il permet de prendre en charge les éléments administratifs. Le montant de la cotisation due est déterminé par les revenus que vous avez déclarés.

Voyance : les risques en cas d’escroquerie

Aujourd’hui, pour faire face à un avenir incertain, bon nombre d’individus optent pour la voyance afin de se préparer. Si vous êtes voyant, il est bon de préciser que l’escroquerie dans ce domaine est punissable par la loi. Les personnes victimes de votre escroquerie peuvent faire appel à un avocat pour démontrer vos agissements. Elles peuvent présenter l’affaire devant le tribunal et vous pouvez être taxé de dommages-intérêts exorbitants. C’est pourquoi il est important de ne pas se lancer dans cette activité si vous n’avez pas les dons nécessaires pour la réaliser.

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La victime peut même saisir le tribunal pénal si vous utilisez de faux noms. En effet, vous enfreignez l’article L313-1 du Code pénal. Pour les actes délictuels, vous risquez jusqu’à 5 ans de prison en plus des dommages-intérêts que vous devez payer à vos victimes. Même s’il s’agit d’une activité libérale, vous ne pouvez pas faire comme bon vous semble. Une simple dénonciation peut vous faire perdre de la clientèle.

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